Publié le Vendredi 10 février 2012 à 06:14 - Réagir à cet article - commentaire(s).

Des objets dans sa poitrine 26 ans après son opération

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Le juge des référés du tribunal de grande instance de Toulon a désigné jeudi un expert, chargé de donner un avis sur des pièces produites par une Varoise mettant en évidence la présence de corps étrangers dans sa poitrine, 26 ans après une opération de réduction mammaire.

Pour la plaignante, il pourrait s’agir d’une compresse, d’une aiguille ou même d’un préservatif. Un expert a été désigné pour donner un avis sur la présence de corps étrangers dans la poitrine d’une Varoise, 26 ans après son opération.

Quatre mois pour rendre son rapport

« Le dossier médical de ma cliente va être transmis à l’expert désigné qui pourra faire appel à un spécialiste pour analyser les imageries médicales produites, procéder le cas échéant à de nouveaux examens et chiffrer le préjudice » a déclaré à l’AFP l’avocat de cette femme, Christophe Couturier. Dans son ordonnance, le juge des référés, le président François Rachou, n’a pas accordé de provisions pour le préjudice réclamées par la plaignante, et a donné à l’expert quatre mois pour rendre son rapport.

Deux corps étranger, peut-être une compresse ou un aiguille

« Les évolutions technologiques en matière d’imagerie médicale ont mis en évidence la présence d’un ou deux corps étrangers, en particulier d’une opacité linéaire de plusieurs centimètres, peut-être une compresse, peut-être une aiguille », avait plaidé Me Couturier lors de l’audience d’instruction, produisant des certificats médicaux établis en 2010 et 2011 à partir d’échographie, de radiologie et d’IRM (imagerie par résonance magnétique).

Elle affirme avoir un préservatif dans sa poitrine

Sa cliente avait été opérée une première fois en 1982 alors qu’elle avait 16 ans, puis en 1986. Selon son avocat, elle a depuis connu de multiples complications infectieuses, en particulier la présence dans son organisme d’un staphylocoque qui interdit toute intervention chirurgicale au risque d’une septicémie. Présente à l’audience, la plaignante a pour sa part affirmé, photographies à l’appui, que l’un des corps étrangers était « un préservatif ».

Source © AFP

 

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